Tribute 2 Hip-Hop

Archives d’un auteur

Ecoutez le dernier album de Booba en cliquant ici

1. Les Derniers seront les Premiers
2. Caesar Palace (ft P.Diddy)
3. Jimmy deux fois
4. Ma couleur
5. Abracadabra
6. Boss du rap game
7. Killer
8. Lunatic (ft Akon)
9. Jour de Paye
10. Si tu savais (ft 9.2i)
11. Comme une étoile
12. Paradis
13. 45 scientific (ft Dosseh)
14. Top niveau
15. Reel (ft T-pain)
16. Me-Ca (ft Djé)
17. Saddam Hauts D’Seine
18. Fast life (ft Ryan Leslie)

Agée de de 22 ans, Rihanna n’est déjà plus une « étoile montante » de la musique, elle est une véritable star, à placer aux cotés de Lady Gaga, Beyonce ou Madonna.

Veritable consécration, Rihanna cumule tous les records depuis 2005 (année de ses débuts, et la sortie de son premier album). Petite protégée du rappeur-producteur Jay-Z, elle a déjà, malgré son jeune age, vendu 16 millions d’albums et 70 millions de disques (albums et singles réunis). Elle est aussi l’artiste féminine ayant placé le plus de Top 10 des ventes de singles mondiaux des années 2000. Pour citer ses plus grands tubes lui devant ce succès: Umbrella (resté 10 semaines au sommet des ventes au Royaume-Uni, ce qui est le record du XXème siècle!), SOS, Take A Bow, Disturbia, Unfaithful, Live Your Life (featuring T.I), Don’t Stop The Music, Russian Roulette, Rude Boy, et Love The Way You Lie (featuring Eminem).

Elle a en outre gagné 50 récompenses partout dans le monde. Elle a notamment été lauréate de 5 NRJ Music Awards, 8 MTV Music Awards, 1 Grammy Awards, 1 American Music Awards,… Pour finir avec ses records, « la femme de l’année 2009 » (d’après le magazine américain Glamour) est la seule artiste à avoir sorti 4 singles ayant enregistré plus de 3 millions de téléchargements légaux (Umbrella, Disturbia, Don’t Stop The Music, et Live Your Life).

Mais, si Rihanna en est arrivé là, cela est dû, certes à sa voix et à son sens du rythme, sans doute aussi un peu à son physique de rêve, mais surtout au fait qu’elle maitrise parfaitement les techniques du « marketing de la personne » (à l’instar d’une certaine Lady Gaga). En effet, en 2005, lorsque le grand public la découvre, elle arbore un look assez « poupon », un style classique, représentant une adolescente afro-américaine parmi tant d’autres, qui ne se différencient pas vraiment de ces consoeurs de l’époque Cassie, Ashanti, etc…

Mais pour etre une star, il faut se différencier. Et cela, Rihanna l’a très bien compris. C’est pourquoi, elle ne va pas tardé à arboré des looks extravagants, tout en jouant avec les cotés glamour, sexy et arrogant. C’est ainsi qu’à chaque album, elle va arborer des coupes de cheveux excentriques et des tenues hors du commun. On se souviendra en effet de son « look cheveux courts agrémentée d’une longue frange » dans le clip d’Umbrella ou sa teinture rouge dans celui de Love The Way You Lie.

Robyn Rihanna Fenty (de son vrai nom) est toujours resté fidèle, malgré son succès, à ses « premiers amours », notamment Jay-Z. Depuis le début de sa carrière, elle est en effet toujours restée chez Roc-A-Fella, la label du rappeur New-Yorkais appartenant à la Def Jam.

D’origine barbadienne, elle est née à Saint-Michael de Barbade d’une mère Guyano-Africaine native de Guyana et d’un père Barbado-Irlandais. Après avoir gagné un concours de chant en 2003, elle va se voir proposer de quitter son île natale pour partir à New-York enregistré une maquette de 10 titres. Des morceaux grâce auxquels elle va taper dans l’oeil de Jay-Z, qui l’a fait signé à la Def Jam, qu’il dirige à l’époque. C’est ainsi que naît le single Pon De Replay et, à la fin de l’année 2005, son premier album Music Of The Sun, qui l’a propulse sur le devant de la scène alors qu’elle n’est, à l’époque, agée que de 17 ans.

Véritable star, Rihanna n’échappe par à la surexposition médiatique. Souvent traquée par les paparazzis, elle a notamment fait la Une de l’actualité people dernièrement pour son idylle avec Chris Brown. Une histoire d’amour qui se finit mal: Rihanna le quitte et avoue avoir été l’objet de violence conjugales de la part du chanteur, qui fit aussitôt l’objet d’un gros scandale.

Discographie:

2005 : Music of the Sun
2006 : A Girl Like Me
2007 : Good Girl Gone Bad
2008 : Good Girl Gone Bad: Reloaded
2008 : Good Girl Gone Bad: The Remixes
2009 : Rated R
2010 : Rated R: Remixed
2010 : Loud (à paraître en novembre)

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De Jennifer Lopes à J Lo, du 7ème art aux disques d’or…

Jennifer Lopes (ou Lopez), ou encore J.Lo… ces noms n’échappent à plus personne!

Outre sa plastique parfaite et son phyisque de bimbo, elle est surtout connue pour avoir vendu 55 millions disques. Veritable femmes d’affaires, elle est à la tete d’une fortune qui avait estimé à 110 millions de $ en 2009 (plutot honnete, non?).
En revanche, ce que les gens savent moins c’est que Jennifer Lopez, avant d’être une pop-star, a commencé par le cinéma (et non l’inverse). Elle commence en effet sa carrière à l’age de 16 ans: une carrière en temps qu’actrice, bien loin des studios d’enregistrement de Sony Music, qui lui apporteront à la fin des années 1990 tant de popularité.

A l’époque danseuse pour des spectacles musicaux, elle est remarquée par des producteurs lors d’une audition. C’est ainsi qu’elle tourne son premier film en 1986: My Little Girl. Après avoir tenu un rôle récurent pendant plusieurs saisons dans la série américaine Livin’Color, elle partage l’affiche de Money Train avec Wesley Snipes en 1995. C’est ce film qui projeta J Lo sur le devant de la scène. Jennifer Lopes enchaina alors les rôles et devint rapidement une des artistes les plus prisées d’Hollywood. La meme année, Gregogy Nava la met à l’affiche notamment de My Family, sorti en 1995, rôle grace auquel elle se voit citée à l’Independant Spirit Award. Suivra une nomination Golden Globe Awards pour son premier role dans le film Selena, puis des apparitions dans de nombreux films: U Turn, Anaconda, et Blood and Wire.

Alors que Jennifer Lopez réussit a percer dans le 7ème art, elle a toujours rêver de chanter. Surfant sur la vague de sa popularité, elle signe chez Epic Records (label de Sony Music), et sort son premier album en 1999: On The Six, d’où sont extraits Waiting For Tonigth, If You Had My Love et Let’s Get Loud. Deux ans plus tard, J Lo récidive en sortant son deuxième opus éponyme. Cet album obtient un réel succès grâce aux singles Love Don’t Cost a Thing et I’m Real, en duo avec Ja Rule.

A cette époque, Jennifer Lopes fait également la une de l’actualité people pour son idylle avec le Puff Daddy, lui aussi au premier plan médiatique. Ils vont formé jusqu’en 2002, l’un des couples les plus glamours de la vie New-Yorkaise.

Déjà au sommet de son art, et reconnue comme une véritable « sex-symbol », Jennifer Lopez devient aussi l’actrice latine la mieux payée d’Hollywood (15 millions de $ par film).

J Lo va ensuite enchainé les histoires d’amours médiatiques (l’acteur Ben Alfeck, le chanteur Marc Anthony, …), les retours dans les backs (sorties de This is Me Then en 2003, Rebirth en 2005) et les box-offices (apparitions dans les films Sa mère Ou Moi! et Une Vie Inachevée en 2005).

Mais Jennifer Lopes n’est pas le genre de personnes à se reposer sur ses acquis. Elle a besoin de créer, de tenter de nouvelles choses. En 2007, elle sort un album entièrement en espagnol, sa langue maternelle (elle est d’origine porto-ricaine) et tourne dans deux films indépendants (El Cantante et Bordertown), choses qu’elle n’avait jamais osée faire auparavant.

Après avoir essuyée le premier échec musical de sa carrière avec l’album Brave, elle marque une pause en 2008 pour, à l’age de 38 ans, mettre au monde des jumeaux (dont l’heureux papa est Marc Anthony, qu’elle a épousé quelques années plus tôt, et avec qui elle vit toujours!).

Revenue en 2010 sur le devant de la scène avec sa signature avec Island Def Jam, le label de LA Reid, avec lequel elle sortira son 7ème album (prévu prochainement, dont le titre pourrait être Love). Cette année, elle a également fait quelques apparitions dans la série How I met Your Mother et a fait un retour très attendu sur grand écran avec le film Le Plan B.

Filmographie:

  • 1986: My Little Girl
  • 1995: My Family
  • 1995: Money Train,
  • 1996: Jack
  • 1996: Blood and Wire,
  • 1997: Anaconda,
  • 1997: U Turn,
  • 1998 : Hors d’atteinte (Out of Sight),
  • 2000 : The Cell
  • 2001 : Un Mariage Trop Parfait
  • 2001 : Angel Eyes
  • 2002 : Plus jamais (Enough)
  • 2002 : Coup de foudre à Manhattan (Maid in Manhattan)
  • 2003 : Amours troubles (Gigli),
  • 2004 : Père et fille (Jersey Girl),
  • 2004 : Shall We Dance ?,
  • 2005 : Sa mère ou moi ! (Monster-in-Law)
  • 2005 : Une vie inachevée (An Unfinished Life)
  • 2007 : Les oubliées de Juarez (Bordertown)
  • 2007 : El Cantante
  • 2010 : Le Plan B (The Back-Up Plan)
  • 2010 : The Governess

Discographie

  • 1999 : On The 6
  • 2001 : J. Lo
  • 2002 : J To Tha L-O! The Remixes
  • 2002 : This Is Me… Then
  • 2003 : The Reel Me (CD de remixes + DVD)
  • 2005 : Rebirth
  • 2007 : Como Ama Una Mujer
  • 2007 : Brave
  • 2011 : Love?

Jennifer Lopes

Suprême NTM, les tauliers du rap

Si le rap est aujourd’hui une des musiques les plus populaires au sein des 15-25 ans, NTM y est pour quelque chose. Si en matière de rap, la France est le pays le plus actif derrière les Etats-Unis, là aussi le duo y a sans doute mis son grain de sel.

Aujourd’hui personne ne peut ne pas connaitre NTM. Le groupe a même fait naître la génération hip-hop en France. Formé en 1988, le duo a contribué pendant dix ans a « créé »  et façonné le rap français.

Composé de Joey Starr et Kool Shen, le groupe c’est avant tout des textes poignants, décriant l’injustice sociale, les difficultés de vivre en banlieue, et l’acharnement des forces de l’ordre et de la justice. Beaucoup de fans de NTM ont souvent exprimé leur désarroi devant les émeutes de Novembre 2005, avançant que tout cela aurait pu être évité si les pouvoir publics avaient écoutés et pris en compte les revendication de NTM dix ans plus tôt.

L’histoire NTM commence en 1983 lorsque Didier Morville  (alias Joey Starr), Bruno Lopes (aka Kool Shen) et Franck Loyer (DJ S) se rencontrent place du Trocadero où des danseurs de hip-hop américains viennent faire une démonstration de breakdance. Marqués par cette prestation, ils commencent à s’entrainer à la danse et au graffiti, sous le nom de 93 NTM.

C’est au contact du groupe Assassin, et notamment leur leader Rockin Squat (ami d’enfance de Joey Starr) , que les jeunes artistes se tournent vers une autre discipline du hip-hop: le rap. C’est à cet époque qu’ils raccourcissent leur nom en NTM.

Leur première apparition date de 1989. Ils participent à l’émission de Dee Nasty et lionel D, Deenastyle, sur Radio Nova. L’année suivante, leur titre Je rappe est présent sur la première compilation rap, Rapattitude. Les maisons de disques commencant à s’intéresser au phénomène Rap, les NTM signent alors pour le label Epic (racheté par Sony quelques temps plus tard). Sébastien Farran, ami d’enfance de Joey Starr, devient alors manager et producteur du groupe.

DJ S, compositeur et DJ, fait partie de NTM à ses débuts. Il enregistre les deux premiers albums avec Joey Starr et Kool Shen, avant de quitter le groupe et de se retirer du monde de la musique fin 1993.

En 1995, sort leur 3ème album « Paris Sous Les Bombes » (d’où est tiré le titre La Fièvre). Suivra une tournée nationale durant laquelle NTM s’affirme comme un véritable phénomène, sachant mettre le feu sur scène comme en studio.

L’année 1998 marque leur consécration. L’opus « Suprême NTM » est vendu à plus de 40000 exemplaires dès le jour de sa sortie (record tenant toujours pour un album de rap). Les titres Seyne-Saint-Denis Style, Ma Benz, Tha’t’s My People, Laisse pas Trainer Ton Fils, Pose Ton Gun et C’est Arrivé Près de Chez Toi propulsent NTM au sommet du Top 50. Du jamais vu pour un groupe de rap! Porté par le succès de cet opus, le duo remonte sur scène pour une tournée nationale magistrale.

Alors que des rumeurs de séparation du groupe naissent dès 1998, les deux membres entreprennent des projet solos. Joey Starr fonde le B.O.S.S tandis que Kool Shen fonde le IV My People.

En 2001, les labels B.O.S.S et IV My People sortent Le Clash, une compilation reprenant et revisitant les grands classiques de NTM. Cet opus marque officiellement la dissolution du groupe, faisant définitivement taire les rumeurs d’un cinquième album de NTM qui circulaient depuis 3 ans.

Après avoir chacun entrepris une carrière solo, Kool Shen et Joey Starr reforment le groupe en 2008 pour une série de concerts, 10 ans après la dernière apparition en public de NTM.

Des rumeurs d’un possible retour dans les bacs du groupe ont rapidement circulé après l’annonce de la reformation du groupe k’année dernière. Une tournée nationale en grandes pompes permis à toute une géneration de renouer avec ceux qui les avaient fait grandir. Pour les fans, c’est un come-back réussi… 10 ans après, NTM ne semble pas avoir perdu de sa superbe, malgré l’âge de ses membres (Joey Starr et Kool Shen ont fêter cette année leur 42ème anniversaire).

Sans jamais avoir été démenti par ses membres, la sortie d’un éventuel 6ème album de NTM semblent ne pas être, pour le moment, d’actualité.

Discographie

1991: Authentik

1993: 1993…J’appuie Sur la Gachette

1995: Paris Sous Les Bombes

1998: Suprême NTM

2000: NTM Live: Du Monde De Demain A Pose Ton Gun

2001: Le Clash (co-produit par IV My People & B.O.S.S)

2007: Best Of

Albums Solos

  • Kool Shen

2000: Certifié Conforme (IV My People)

2002: IV My People Zone (IVMy People)

2004: Dernier Round

2005: IV My People Mission (IV My People)

  • Joey Starr

1999: B.O.S.S. Volume 1 (B.O.S.S.)

2000: B.O.S.S. Volume 2 (B.O.S.S)

2004: B.O.S.S Opus 3 (B.O.S.S)

2006: Gare Au Jaguarr

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Snoop Dogg, quand le gangsta rap devient du rap business…

Aujourd’hui, quand on parle de West Coast, de Gangsta rap, de G-Funk, on ne peut s’empêcher de penser à Snoop Dogg, sans doute son ambassadeur le plus médiatisé et populaire.

Adulé dans les quatres coins du monde, cet artiste a su imposer son propre style: flow posé et chaloupé, sur des instrus douces et mélodieuses. Ce n’est pas un euphémisme de dire que personne ne fait du rap comme Snoop Dogg, et Snoop Dogg ne fait du rap comme personne.

Pourtant, rien ne le destinait à une telle carrière. Le jeune Coldozar Clavin Broadus Jr, de son vrai nom, est né il y a 38 ans en Californie. Il passe toute son enfance à Long Beach, près de Los Angeles. Bercé par la rue, il devient un membre actif des Crips, un des deux gangs les plus éminents et meutriers de Los Angeles. C’est d’ailleurs au sein des Crips qu’il fait la connaissance de Nate Dogg et de Warren G, avec qui il va rapidement se tourner vers le rap en formant le groupe 213. Warren G étant le beau-frère demi-frère du célèbre producteur Dr Dre, celui-ci fait écouter une maquette du groupe. Le producteur tombe sous le chamre de l’originalité de Snoop Dogg et décide de le produire. Signé sur Death Row, Dr Dre lance la carrière de Snoop en l’invitant à collaborer sur son album « The Cronic », sorti en 1992.

S’en suivra une impressionnante carrière médiatique, 9 albums solos et des disques d’or à gogo.

Il a fait les beaux jours de Death Row, où il cotoie Dr Dre, 2Pac, Kurupt, Daz Dilinger. Dans les années 1990, il fut même l’un des ambassadeurs les plus en vue du gangsta rap. A la mort de son ami 2Pac, il quitte le label Death Row, change son nom de « Snoop Doggy Dogg » (le nom de scène de ses débuts) en « Snoop Dogg » (le pseudo Snoop Doggy Dogg étant la propriété de Death Row), et signe chez No Limit Records (le label de Matser P, sur lequel il sort l’excellent album Tha Last Meal).

Au cours des années 2000, il va également se faire produire par Pharell Williams des Neptunes (Paid Tha Cost To Be The Boss, et Rythm & Gangsta).

Produit par les producteurs les plus en vue du moment, les albums de Snoop Dogg font souvent figure de « blockbuster » (grosse production) dans le paysage du rap américain.

Depuis la fin des années 1990, Snoop est le rappeur en vogue. Indémodable, il a été invité sur les albums de nombreux autres artistes. Parmi les collaborations les plus connus, on peut citer les titres:

  • Nuthing But A G Thang, The Next Episode & Still D.R.E. avec Dr Dre
  • Double Up, avec R Kelly
  • Buttons, avec les Pussycat Dolls
  • I Wanna Love You, avec Akon

D’autres artistes ont également collaboré avec Snoop Dogg: 2Pac, Nate Dogg, Warren G, Puff Daddy, Will Smith, Mariah Carey, Bow Wow, The Game, Xzibit, Kelly Rowland, The Game, …

Snoop est aussi producteur de film X. EN 2001, il a produit « Snoop Dogg’s Doggystyle », un film pornographique mêlant érotisme et hip-hop. Depuis, il a crée la société de production cinématographique Snoopadelic Films, qui a produit d’autres films du genre.

Icône de la G-Funk et gangsta rap, il fit également partie de la mémorable tournée Up in Smoke Tour, en compagnie de Dr Dre, Eminem, Xzibit, Ice Cube, Nate Dogg, etc…

Alors que ses morceaux sont souvent une propagande au mode de vie hédoniste inhérent au gangsta rap (richesse, alcool, drogue, et prostitution), Snoop Dogg a été récemment au centre d’une polémique concernant son appartenance à la « Nation of Islam », un groupe politico-religieux qui compte déjà parmi ses membres Stevie Wonder, Akon, T Pain, Busta Rhymes et Laureen Hill. Converti à l’Islam, père d’une petite fille, Snoop semble avoir trouvé équilibre et sérennité. Dans ce contexte, on est en droit de se demander si son prochain album, prévu pour 2009 sera aussi « sexe, drogue & rock’n’roll » que ces prestations précédentes?…

Coldozar Calvin Broadus n’est sans doute plus le même homme mais Snoop Dogg est-il resté fidèle à lui même? Snoop ne s’hexibant plus au milieu de femmes dénudées fumant de la Weed n’est plus vraiment Snoop… Affaire à suivre!

Discographie

  • 1993: Doggystyle
  • 1996: Tha Doggfather
  • 1998: Tha Game Is To Be Sold Not To Be Told
  • 1999: No Limit Top Dogg
  • 2000: Tha Last Meal
  • 2000: Snoop Dogg Present Tha Eastsidaz (avec Tha Eastsidaz)
  • 2001: Duces’N’Tray: The Old Fashion Way (avec Tha Eastsidaz)
  • 2002: Paid tha Cost To Be da Boss
  • 2004: R&G (Rythm & Gangsta): The Masterpiece
  • 2004: The Hard Way (avec le 213)
  • 2006: Tha Blue Capret Treatment
  • 2008: Ego Trippin

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Eminem, de Marshall à Slim Shady

Artiste à gros succès, Eminem est avant tout un phénomène. Premier rappeur blanc a devenir star internationale, il s’affirme aussi par un caractère bien trempé, un phrasé incontournable, des textes poignants et un parcours atypique.

Son histoire a d’ailleurs été le sujet d’un film. En 2002, sort le long métrage 8 Mile, film qui connaitra un énorme succès planétaire, mais qui fut aussi la première biographie cinématographique d’une star du hip-hop.

Eminem rappe des textes impliqués et personnels, dans lesquels il n’hésite pas à raconter son enfance difficile à Detroit, dans le Michigan, où il fut le seul blanc dans un milieu d’afro-américain. Sa relation difficile avec sa mère fut également un thème récurrent de sa discographie. Des relations tumultueuses qu’il n’hésite pas à dénoncer dans ses morceaux, parfois avec des propos très durs et plein de rancoeur envers sa mère.

Depuis ses débuts, en 1995, Eminem a souvent fait la une de l’actualité pour son talent musical, mais aussi pour ses frasques et ses ennuis judiciaires.

Eminem sera en effet sujet à de nombreuses controverses. Accusé d’homophobie et de mysonginie, Eminem se défend en invoquant son alter ego diabolique, Slim Shady, un double qu’il s’est inventé en 1997. Ce personnage lui permet d’exprimer une facette plus sombre de sa personnalité, au moment où ses problèmes personnels sont au paroxysme (bataille judiciaire contre sa mère, divorce, dépendance à l’alcool et à la drogue, …).

L’opus « The Slim Shady LP » fut aussi celui que fit conaittre Eminem au grand public. Remarqué par Dr Dre quelques mosi auparavant, ce dernier le signe sur son label, Aftermath Entertainment, et produit « The Slim Shady LP », d’où sont tirés les titres Guilty Conscience et My Name Is. Cet album lanca la carrière d’EMinem.

Marshall Mathers (de son vrai nom) confirma vite les espoirs placés en lui. En 2000, sort le best-seller « Marshall Mathers LP », toujours sous le label de Dr Dre. Porté par le succès de cet album, il prend part à la mémorable tournée « Up in Smoke Tour », en compagnie de Dr Dre, Nate Dogg, Ice Cube, Snoop Dogg et les poids lourds de la West Coast.

Il devint ensuite producteur. Il crée le label Shady Records, sur lequel il signa 5O Cent (qu’il co-produisit avec Dr Dre), Obie Trice, Cashis, et le groupe D-12, dont il fait partit. Ce groupe a été crée lorsqu’Eminem n’éta it encore que le « petit blanc » de la banlieue de Detroit. Constitué d’EMinem et de 5 de ses amis d’enfance, D-12 est l’abréviation de Dirty Dozen (les 12 salopards), où chaque membre possède son jumeau maléfique.

Pour Eminem, 2002 rime avec consécration. Grâce à l’album « The EMinem Show » et la sortie du film 8 Mile, il devient une star interplanétaire incontournable.

Mais la suit fut moins rose. Alors que son sixième album Encore, rencontra un franc succès, Marshall Mathers fut rattrappé par ses problèmes personnels. TOuché par une déprime, il retombe dans l’alcool et la drogue. 2005 fut pour lui une année difficile, durant laquelle Eminem s’affirme comme dépressif et incapable de remttre les pieds en studio d’enregistrement.

Durant près de 4 ans, la carrière d’Eminem est au poing mort. Il se fait oublier et s’isole. Seul fait marquant de cette période, la co-production de l’album Curtis d’EMinem avec Dr Dre.

Soigné de ses coups de déprimes et de sa toxicomanie, Slim Shady revient en 2009. Son album Relapse lui permet de faire un retour gagnant sur le devant de la scène. Même si EMinem est tombé bas dans la tourmente, il a su faire preuve d’une grande force de caractère pour opérer à un come-back parfaitement réussi. Les titres Crack A Bottle et We Made You ont déjà pris d’assaut les charts.

Discographie

1996: Infnite

1997: The Slim Shady EP

1999: The Slim Shady LP

2000: The Marshall Mathers LP

2001: Devil’s Night (avec D-12)

2002:  The Eminem Show

2002: 8 Mile Soundtrack

2004: Encore

2004: D-12 World (avec D-12)

2005: Curtain Call – The Hit (Best Of)

2008: Return of the Dozen (mixtape, avec D-12)

2009: Return of the Dozen II (mixtape, avec D-12)

2009: Relapse

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Connu et adulé de tout le monde, Rohff est incontestablement un des poids lourds du rap français. Depuis près de 10 ans, Housni (de son vrai nom) a su donner un sens aux lettres ROHFF, qui sonnent comme une déclaration de guerre.

Singulier et unique, il a s’est imposé par son caractère de guerrier et la force de son vécu. De Vitry aux plus grandes scènes de France, il a su faire de ses cicatrices une force. Car Rohff c’est avant tout un jeune comorien, l’un des pays les plus pauvres du monde, qui a grandit à Vitry-sur-Seine.

Ainé de sa fratrie, c’est la rue qui forge son éducation et son caractère (le jeune Housni arrêtant l’école très tôt).

Ces textes reflètent une envie inssatiable de se battre contre lui-même, contre son passé, contre son environnement, pour « quitter la rue ». Son caractère battant lui a permis de créer des morceaux à l’atmosphère guerrière, où Rohff endosse le rôle d’un soldat au front. A cette rage (qu’il puise dans son vécu) s’ajoute une plume simple mais efficace, et un flow unique et rageur.

Depuis 2001 et son album « La Vie Avant La Mort » (ou figure l’énorme titre Qui est l’exemple), tous ces opus ont été couronné au minimum d’un disque de platine (voir plus). Cependant, Rohff n’a pas choisit de se reposer sur ses lauriers. Il aurait pu surfer sur la vague de la gloire pour s’éloigner de la misère sociale dans laquelle il avait toujours vécu, profiter des soirées parisiennes et des jolies filles. Mais Housni n’est pas comme ça. Fidèle à lui-même, il n’a cessé de se surpasser, passant des journées entières en studios. En 2005-2006, il sort deux doubles albums en un an d’intervalle. Le deuxième est le fruit d’un travail titanesque: à peine la promo de La Fierté des Nôtres finie, il se lance déjà dans l’écriture d’un nouvel opus. C’est donc logiquement qu’il appelle ce dernier Au Dela De Mes Limites.

Condamné à 5 mois de prison ferme pour détention d’armes à la suite d’une altercation dans un restaurant Quick de la région parisienne, Rohff est libéré le 27 Novembre 2007. Dès sa sortie de prison, il remonte sur scène et fait la première partie du concert de 5O Cent à Paris. Il fait d’ailleurs allusion à cette anecdote dans Rap Game ( « J’ai du sauver mon concert lors de ma détention… Il y a plus de tickets vendus parce que Hous(ni) est en permission »).

Fier de sa culture africaine, Rohff fut aussi l’un des membres les plus en vue de la Mafia K’1 Fry, dans lequel il retrouve notamment ces compatriotes de Vitry, le 113. Ensemble, ils sortirent quatre albums. Suite à des querelles internes, l’artiste décida de quitter le collectif en 2007.

L’année dernière, Rohff a fait un retour fracassant dans les backs avec Le Code De L’Horreur, grâce notamment aux tubes La Grande Classe, Rap Game, K-Sos For Life et Hysteric Love.

Discographie:

1997: Les Liens Sacrés (Mafia K’1 Fry)

1999: Le Code De l’Honneur

1999: Légendaire (Mafia K’1 Fry)

2001: La Vie Avant La Mort

2003: La Cerise Sur Le Ghetto (Mafia K’1 Fry)

2004: La Fierté des Notres

2004: 10 Ans D’Avance (Mixtape)

2005: Au Delà De Mes Limites

2007: Le Cauchemard Du Rap Francais Vol 1 (Mixtape)

2007: Jusqu’à La Mort Réédition (Mafia K’1 Fry)

2008: Le Code de L’horreur

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R Kelly, the King of R’n’B

Qui ne connait pas Robert Sylvester Kelly? Ce nom ne vous dit peut-être rien mais vous avez forcément entendu sa voix douce et mélodieuse originaire de Chicago (‘Illinois). Il est en effet plus connu sous le pseudo R Kelly. C’est en effet sous ce nom qu’il a vendu, depuis 1990, plus de 50 millions d’albums.

‘Kell’s’, comme il se surnomme dans ses propres chansons, est aussi plus populaires pour les rumeurs et les accusations de pédophilie qui ont pesé sur lui. En 1994, le bruit court qu’il aurait demandé en mariage une jeune chanteuse de 14 ans qu’il produit alors. Cette jeune femme en personne n’est autre que la célèbre Aaliyah, dont R Kelly lanca la carrière.

Quelques années plus tard (2002 exactement), le Chicago Sun-Times ébruite un autre scandale à son sujet. Le journal signale avoir vu une vidéo sur laquelle on voit R Kelly avoir des relations sexuelles avec une jeune fille de 14 ans (qui est en outre la nièce de la chanteuse Sparkle). R Kelly plaide non coupable et n’a cessé de clamer son innocence.

Alors qu’un scandale du même genre n’a jamais discréditer Michael Jackson, gardant l’admiration de ses fans, ces accusations vont avoir un effet néfaste pour R Kelly: de nombreuses radios vont le déprogrammer, des manifestations anti-Kelly vont même s’organiser à Chicago. Pourtant très bien classé dans les charts, cette mauvaise publicité va faire chuter les ventes du très bel album, Best Of Both Works, en commun avec Jay-Z.

Mais l’orage va très vite passer. En 2003, il sort Chocolate Factory, double disque d’or de platine et numéro un aux Etats-Unis.

Musicalement, R Kelly se distingue par un timbre de voix doux et miéleux. Véritable phénomène de mode en 2000 avec l’excellent TP2.com, il a su évoluer faire évoluer le R’n’B vers des rythmes plus entrainant et un peu moins clichés (comme le prouvent les albums TP3 Reloaded, et surtout Double Up).

Côté featuring, de nombreuses collaborations sont à mettre au crédit de R Kelly. Parmi les plus réussi, on peut citer « Satisfy You » (feat Puff Daddy), « Did You Ever Think » (feat Nas), « Home Alone » (feat Keith Murray),  « I’m Your Angel » (feat Celine Dion) et « That’s That » (feat Snoop Dogg).

Auteur, producteur et interprète, il est incontestablement une des références en la matière. Ce n’est pas pour rien si on le surnomme « The King Of R’n’B ».

Discographie:

1992: Born Into The 1990’s (R Kelly & Public Announcement)

1993: 12 Play

1995: R Kelly

1998: R

2000: TP-2.com

2002: Best Of Both World (avec Jay-Z)

2003: Chocolate Factory

2003: The R. In R&B Collection, Vol. 1

2004: Happy People/ U Saved Me

2004: Unfinished Business 2004 (avec Jay-Z)

2005: TP3 Reloaded

2005: Remix City Vol.1

2007: Double Up

R-Kelly

50 Cent: Réussir ou Mourir… Lui, il a réussit!

« Fifty », comme on l’appelle souvent dans l’industrie du disque, est un « as » du marketing. Il a su faire de son phrasé inégalé et si particulier une arme commerciale incontournable, lui rapportant des millions de dollars.

Tuot commence à la fin des années 1990, lorsque Curtis James Jackson III (de son vrai nom) devient père . En 1996, sa petite amie lui donne un fils. A cette époque, 50 Cent, qui a grandit dans la rue et « deale » de la drogue depuis qu’il a 14 ans, décide de changer de vie pour son fils,… pour sa petite amie,… pour lui…

Déjà repéré par Jam Master Jay, du groupe Run DMC, il signe en 1999 avec Trackmasters. Même s’il va sortir deux albums avec le label new-yorkais, c’est en 2002 que le rappeur du Queens va connaitre une ascension fulgurante.

Son avocat envoie alors une copie de son dernier album au manager d’Eminem. Ce dernier l’écoute et l’adore. C’est alors que le Slim Shady convaint Dr Dre de le produire. 5O Cent signe chez Aftermath et, en 2003, sort le légendaire album « Get Rich Or Die trying« . Cet opus, co-produit par Eminem et Dr Dre, va propulser Fifty sur le devant de la scène. Il s’écoula a plus de 12 millions d’exemplaires (6 fois disques de platines), grâce à des singles que tout le monde connait: « In Da Club », « P.I.M.P », « 21 Questions », ou encore « Wanksta ».

5O Cent va alors se servir de sa notoriété pour augmenter ses sources de revenus. Il crée le groupe « G Unit » (avec son ami de toujours Tony Yayo et Lloyds Banks & Young Buck), qu’il produit lui-même sur son propre label « G Unit Records« . Il lance également sa propre marque de vêtements streetwear: « G Unit Clothing« .

En 2006, il se sert de ses revenus publicitaires pour racheter 10% des parts de l’entreprise « Vitamine Water ». Cette entreprise fut rachetée l’année suivante par Coca-Cola, ce qui permis à 50 Cent de toucher un pactole de plus de 100 millions de dollars.

Mais au delà de ces « businesses », le rappeur d’origine New Yorkais s’est surtout rendu célèbre pour ses frasques et ses « biff » envers les autres rappeurs.

Déjà en 2000, il se fit tirer dessus à neuf reprises. La raison: des déclarations sulfureuses sur Jay-Z et d’autres rappeurs de la Côte Est dans l’un des ces premières chansons (« How To Rob »). S’il s’en sort vivant, il garde des cette épreuve de nombreuses cicatrices, dont une à la machoire et une autre sur la joue, qui lui donnent son style et sa voix si caractéristiques.

Par la suite, 5O Cent s’en est pris successivement à Jadakiss, Ja Rule, Fat Joe, Nas, Rick Ross… Depuis 2005, il est même en conflit avec The Game, pourtant signé sur le même label que lui, Aftermath (label de Dr Dre).

Lors de la sortie de son dernier album, Curtis, Fifty a réussi à faire d’un conflit avec Kanye West un argument de promotion. Après une longue bataille par presse interposée avec son « ennemi », il avait repoussé la date de sortie de son album pour qu’il sorte le même jour que celui de Kanye West, le 11 Septembre 2007. Il avait même déclarer « [arrêter] le rap si Kanye vend plus d’albums que moi… » Bien sur il n’a jamais arrêter sa carrière, même s’il s’est fait battre par son adversaire et son très bel album Graduation. Cependant, cela a permis a 50 Cent de s’attirer tous les regards l’espace de quelques semaines. Son album Curtis a d’ailleurs très bien marché, étant certifié disque de platine.

Réputé trop commercial, Fifty est aussi perçu comme quelqu’un à l’égo trop surdimmensionné, parfois même mégalomane. Cependant, son caractère orgueilleux, ainsi que son passé de gangster, font de 50 Cent un personnage hors du commun, qui a su séduire un public large et varié. En 2006, il va même sortir un film sur sa vie « Réussir ou Mourir« , qui raconte son ascension flugurante, des rues du Queens au Top 50. Il devient alors le deuxième rappeur ayant un film consacré à ses débuts, après Eminem et le célèbre 8 Mile.

Après deux ans d’absence, 50 Cent revient cet automne avec un nouvel album, prévu pour Novembre 2009.

Discographie:

1999: Power of The Dollar

2002: Guess Who’s Back

2003: Get Rich Or Die Tryin’

2005: The Massacre

2006: Get Rich Or Die Tryin’: Original Soundtrack (Bande son du film Réussir ou Mourir)

2007: Curtis

2009: Before I Self Destruct (prévu pour Novembre)

50-cent

Nate Dogg: L’histoire d’un miraculé

Tellement sousestimé… C’est comme ça qu’on pourrai décrire Nate Dogg, le crooner de Los Angeles.

Alors que tous les médias s’affolent de la mort de Michael Jackson, on en oublierai presque que si Nate Dogg est était toujours en vie, cela tient du miracle. En 2007, le chanteur subit une crise cardiaque. Il échappe de très peu à la mort et reste, pendant plusieurs jours, inanimé sur un lit d’hopital. Il en ressortira finalement vivant mais hémiplégique (paralysé du côté gauche).

Après quelques mois de rééducation, il reprend les chemins des studios, pour le plus grand plaisir de ces fans. Il enregistre notamment « A l’Ancienne » en featuring avec les PSY4 de la Rime. Mais ce morceau sera l’un des derniers de Nate Dogg. 10 mois après sa premère hospitalisation, il est de nouveau frappé par un arrêt cardiaque, le 15 septembre 2008. Alors qu’il vient de fêter ses 40 ans, sa vie n’est plus menacé mais sa santé ne lui permet pas, par exemple, de remonter sur scène ou d’enregistrer en studio. Il parvient désormais à respirer sans assistance mais est toujours nourri par tube.

On oublie aussi trop facilement que l’artiste a fait partie du très lucratif label californien Death Row dans les années 1990. En effet, lorsque Suge Knight met cette société de porduction en faillite en 2006, Nate Dogg ne fait partie de la liste des artistes étant, ou ayant été, sous contrat avec le label. Pourtant, même si aucun album de l’artiste n’est sorti sous Death Row, le crooner a été pendant de nombreuses années la voix des refrains sur les tubes de la maison de disques. Ainsi, on peut l’entendre sur les albums de Dr Dre (The Chronic), Snoop Dogg (Doggystyle), ou encore 2Pac (All Eyez On Me). Lors de la dissolution officielle du label, Nate Dogg s’est dit lésé et a engagé des poursuites contre l’ex PDG de Death Row, Suge Knight, lui réclamant 10 millions de dollars. Le chanteur assure en effet n’avoir touché aucun droits d’auteurs sur les featurings précédemment cités. Cette partie de cache-cache juduciaire avec l’ancien producteur a sans doute contribué à la détérioration de la santé de l’artiste, ces évenements n’intervenant que quelques mois avant ses problèmes cardiaques.

Que Suge Knight le veuille ou non, Nate Dogg est un emblême de la G-Funk et restera étroitement lié à Death Row et à ses artistes. C’est lui qui chante le 3ème couplet du légendaire « The Next Episode » (Dr Dre & Snoop Dogg). C’est aussi lui qu’on retrouve sur les refrains de « Regulate » de Warren G ou de « Skandalous » de 2Pac. Tout le monde a forcément entendu un jour la voie de Nate Dogg en écoutant du rap estampillé West Coast, certains même sans le savoir.

Mais Nate Dogg n’est pas que l’homme de featurings. Il a aussi sa propre carrière, qu’il débute en 1991 au sein du groupe 213, aux côtés de Warren G et Snoop Dogg. Ces trois artistes, tous issus de Long Beach, banlieue sud de Los Angeles, vont se faire rapidement connaître, avant d’entreprendre une carrière solo chacun de leur côté.

Célèbre pour sa voix grave et « vocodée », Nate Dogg tire son inspiration du gospel. Fils de pasteur, Nathaniel Dwayne Hale (de son vrai nom) passe en effet son enfance à pousser sa voix dans l’église de Long Beach, pendant l’office de son père.

En tout, Nate Dogg a sorti 7 albums. Il a su imposer son style dans le paysage du hip-hop américain, en délivrant une musique qui flirte sans cesse avec les limites du rap et du r’n’b.

Quelques mois après avoir écrit cet article, je reviens pour en modifier la fin. En effet, Nate Dogg n’est plus un « miraculé » mais une « légende », car comme 2Pac, Michael Jackson ou Biggie, Nate Dogg restera un personnage du passé. Il s‘est éteint le 15 mars 2011 à l’age de 41 ans. Certains parlent d’une crise cardiaque, d’autres de simples suites à ses AVC de 2007 et 2008. En tout cas, ce qui est sur c’est que tu nous manquera Nate ! RIP

Discographie

1997: G Funk Classics, Vol.1: The Ghetto Preacher

1998: G Funk Classics, Vol 1 & 2

2000: (G  Funk Classics, Vol 2) The Prodigal Son

2001: Music & Me

2002: Essentials (compilation)

2003: Nate Dogg

2004: The Hard Way (avec Warren G et Snoop Dogg: 213)
nate dogg

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