Tribute 2 Hip-Hop

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Hier soir, le magazine « Welcome to the 80s » sur Arte faisait la part belle au hip-hop.

L’occasion de redécouvrir des artistes de cette époque que l’on avait quelque peu oubliés tels que Afrika Bambaataa,  ou Kurtis Blow.

Ce reportage nous rappelle également que l’apparition d’un titre hip-hop au hit-parade américain date de 1979: il s’agissait du titre « Rapper’s Delight » de Sugarhill Gang.


Et oui, le hip-hop a déjà plus de 30 ans !

Kurtis Blow fut le premier rappeur a signer avec une major, et donc à être sous les feux des projecteurs.

Cela se passe à la fin des années 1970. Alors qu’il faisait partie du groupe The Force, Robert Ford, un journaliste, publie des articles le concernant dans Billboard Magazine. Ce qui va susciter la curiosité des plus grands producteurs et conduit la major Mercury à le faire signer. Il sort son 1er album en 1980.

Né à Harlem (New-York) sous le nom de Kurtis Carter, il commence à se produire en public en 1976 comme danseur. Puis, rapidement, il devient MC en prenant le pseudo Kurtis Blow. Rapidement, il se présente comme « le rappeur numéro 1 du Queens ».

En 1980, il joue avec Bob Marley au Madison Square devant 20 000 personnes. Il sort ensuite un album par an, mais son plus grand succès restera incontestablement The Breaks (présent sur son premier album).

Toujours en activité, Blow a mis récemment l’accent la spiritualité et la religion. Il est désormais une des figures du rap chrétien comme l’atteste l’opus « Kurtis Blow Presents: Hip Hop Ministère (2007, EMI Evangile) ».

Afrika Bambaataa, de son vrai nom Kevin Donovan, est l’un des piliers le plus solides du temple de la culture hip-hop.

Né le 10 avril 1960 à New-York, il participa activement au développement du hip-hop. Il est notamment le créateur de la Zulu Nation.

Ancien membre du gang des Black Spades, il se fait d’abord remarquer en temps que DJ, lorsqu’il anime des Block Parties. Mais son côté engagé et réfléchi lui confère rapidement un leadership sur une scène hip-hop. Certains le qualifie d’ailleurs de philosophe.

Son 1er album solo sort en 1983 et rencontre un franc succès. Il devient une icone ne 1986 avec le tube Planet Rock.

Depuis les années 1980, il a collaboré avec de nombreux artistes, tels que James Brown, UB40 (vidéo ci-dessous) ou le DJ francais Bob Sinclar.

A plus de 50 ans, il continue de donner des concerts aux 4 coins du monde: Tokyo, Hambourg, Paris, New-York, etc…

Depuis quelque temps, aux Etats-Unis, un nouveau « diss » (ou clash) fait le buzz. C’est celui opposant Soulja Boy à l’armée américaine.

Tout à commencé il y a quelques semaines, lorsque Soulja Boy poste une vidéo sur Youtube de son dernier tube: « Lets Be Real ».

Loin d’être son meilleur morceau, ce titre suscite une vive polémique pour ces propos critiques voir injurieux envers l’US Army (Armée américaine). Il y rappe notamment « F*** the army » (je pense que la traduction n’est pas nécessaire, cela me parait assez équivoque! ).

 

Alors que la polémique s’emballe, un véritable soldat américain, Stephen Hobbs, décide de s’essayer au rap pour répondre aux attaques de Soulja Boy. La semaine dernière, il poste sa réponse sur Youtube. Une vidéo qui va rapidement buzzer et totalise déjà plus de 395 000 vues sur la plateforme de partage de vidéos.
Notons en passant, la prouesse technique de ce jeune soldat, dont le rap est loin d’être ridicule. On peut même dire qu’il se défend bien !!

 

Alors, la réponse est-elle au niveau de la première vidéo de Soulja Boy ?
Verrait-on ce genre de choses en France ? L’armée pourrait répondre par rap interposé si un artiste français s’en prendrait à elle ?
N’hésitez pas à commenter et laisser vos impressions… 😉

Snoop Dogg, quand le gangsta rap devient du rap business…

Aujourd’hui, quand on parle de West Coast, de Gangsta rap, de G-Funk, on ne peut s’empêcher de penser à Snoop Dogg, sans doute son ambassadeur le plus médiatisé et populaire.

Adulé dans les quatres coins du monde, cet artiste a su imposer son propre style: flow posé et chaloupé, sur des instrus douces et mélodieuses. Ce n’est pas un euphémisme de dire que personne ne fait du rap comme Snoop Dogg, et Snoop Dogg ne fait du rap comme personne.

Pourtant, rien ne le destinait à une telle carrière. Le jeune Coldozar Clavin Broadus Jr, de son vrai nom, est né il y a 38 ans en Californie. Il passe toute son enfance à Long Beach, près de Los Angeles. Bercé par la rue, il devient un membre actif des Crips, un des deux gangs les plus éminents et meutriers de Los Angeles. C’est d’ailleurs au sein des Crips qu’il fait la connaissance de Nate Dogg et de Warren G, avec qui il va rapidement se tourner vers le rap en formant le groupe 213. Warren G étant le beau-frère demi-frère du célèbre producteur Dr Dre, celui-ci fait écouter une maquette du groupe. Le producteur tombe sous le chamre de l’originalité de Snoop Dogg et décide de le produire. Signé sur Death Row, Dr Dre lance la carrière de Snoop en l’invitant à collaborer sur son album « The Cronic », sorti en 1992.

S’en suivra une impressionnante carrière médiatique, 9 albums solos et des disques d’or à gogo.

Il a fait les beaux jours de Death Row, où il cotoie Dr Dre, 2Pac, Kurupt, Daz Dilinger. Dans les années 1990, il fut même l’un des ambassadeurs les plus en vue du gangsta rap. A la mort de son ami 2Pac, il quitte le label Death Row, change son nom de « Snoop Doggy Dogg » (le nom de scène de ses débuts) en « Snoop Dogg » (le pseudo Snoop Doggy Dogg étant la propriété de Death Row), et signe chez No Limit Records (le label de Matser P, sur lequel il sort l’excellent album Tha Last Meal).

Au cours des années 2000, il va également se faire produire par Pharell Williams des Neptunes (Paid Tha Cost To Be The Boss, et Rythm & Gangsta).

Produit par les producteurs les plus en vue du moment, les albums de Snoop Dogg font souvent figure de « blockbuster » (grosse production) dans le paysage du rap américain.

Depuis la fin des années 1990, Snoop est le rappeur en vogue. Indémodable, il a été invité sur les albums de nombreux autres artistes. Parmi les collaborations les plus connus, on peut citer les titres:

  • Nuthing But A G Thang, The Next Episode & Still D.R.E. avec Dr Dre
  • Double Up, avec R Kelly
  • Buttons, avec les Pussycat Dolls
  • I Wanna Love You, avec Akon

D’autres artistes ont également collaboré avec Snoop Dogg: 2Pac, Nate Dogg, Warren G, Puff Daddy, Will Smith, Mariah Carey, Bow Wow, The Game, Xzibit, Kelly Rowland, The Game, …

Snoop est aussi producteur de film X. EN 2001, il a produit « Snoop Dogg’s Doggystyle », un film pornographique mêlant érotisme et hip-hop. Depuis, il a crée la société de production cinématographique Snoopadelic Films, qui a produit d’autres films du genre.

Icône de la G-Funk et gangsta rap, il fit également partie de la mémorable tournée Up in Smoke Tour, en compagnie de Dr Dre, Eminem, Xzibit, Ice Cube, Nate Dogg, etc…

Alors que ses morceaux sont souvent une propagande au mode de vie hédoniste inhérent au gangsta rap (richesse, alcool, drogue, et prostitution), Snoop Dogg a été récemment au centre d’une polémique concernant son appartenance à la « Nation of Islam », un groupe politico-religieux qui compte déjà parmi ses membres Stevie Wonder, Akon, T Pain, Busta Rhymes et Laureen Hill. Converti à l’Islam, père d’une petite fille, Snoop semble avoir trouvé équilibre et sérennité. Dans ce contexte, on est en droit de se demander si son prochain album, prévu pour 2009 sera aussi « sexe, drogue & rock’n’roll » que ces prestations précédentes?…

Coldozar Calvin Broadus n’est sans doute plus le même homme mais Snoop Dogg est-il resté fidèle à lui même? Snoop ne s’hexibant plus au milieu de femmes dénudées fumant de la Weed n’est plus vraiment Snoop… Affaire à suivre!

Discographie

  • 1993: Doggystyle
  • 1996: Tha Doggfather
  • 1998: Tha Game Is To Be Sold Not To Be Told
  • 1999: No Limit Top Dogg
  • 2000: Tha Last Meal
  • 2000: Snoop Dogg Present Tha Eastsidaz (avec Tha Eastsidaz)
  • 2001: Duces’N’Tray: The Old Fashion Way (avec Tha Eastsidaz)
  • 2002: Paid tha Cost To Be da Boss
  • 2004: R&G (Rythm & Gangsta): The Masterpiece
  • 2004: The Hard Way (avec le 213)
  • 2006: Tha Blue Capret Treatment
  • 2008: Ego Trippin

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Eminem, de Marshall à Slim Shady

Artiste à gros succès, Eminem est avant tout un phénomène. Premier rappeur blanc a devenir star internationale, il s’affirme aussi par un caractère bien trempé, un phrasé incontournable, des textes poignants et un parcours atypique.

Son histoire a d’ailleurs été le sujet d’un film. En 2002, sort le long métrage 8 Mile, film qui connaitra un énorme succès planétaire, mais qui fut aussi la première biographie cinématographique d’une star du hip-hop.

Eminem rappe des textes impliqués et personnels, dans lesquels il n’hésite pas à raconter son enfance difficile à Detroit, dans le Michigan, où il fut le seul blanc dans un milieu d’afro-américain. Sa relation difficile avec sa mère fut également un thème récurrent de sa discographie. Des relations tumultueuses qu’il n’hésite pas à dénoncer dans ses morceaux, parfois avec des propos très durs et plein de rancoeur envers sa mère.

Depuis ses débuts, en 1995, Eminem a souvent fait la une de l’actualité pour son talent musical, mais aussi pour ses frasques et ses ennuis judiciaires.

Eminem sera en effet sujet à de nombreuses controverses. Accusé d’homophobie et de mysonginie, Eminem se défend en invoquant son alter ego diabolique, Slim Shady, un double qu’il s’est inventé en 1997. Ce personnage lui permet d’exprimer une facette plus sombre de sa personnalité, au moment où ses problèmes personnels sont au paroxysme (bataille judiciaire contre sa mère, divorce, dépendance à l’alcool et à la drogue, …).

L’opus « The Slim Shady LP » fut aussi celui que fit conaittre Eminem au grand public. Remarqué par Dr Dre quelques mosi auparavant, ce dernier le signe sur son label, Aftermath Entertainment, et produit « The Slim Shady LP », d’où sont tirés les titres Guilty Conscience et My Name Is. Cet album lanca la carrière d’EMinem.

Marshall Mathers (de son vrai nom) confirma vite les espoirs placés en lui. En 2000, sort le best-seller « Marshall Mathers LP », toujours sous le label de Dr Dre. Porté par le succès de cet album, il prend part à la mémorable tournée « Up in Smoke Tour », en compagnie de Dr Dre, Nate Dogg, Ice Cube, Snoop Dogg et les poids lourds de la West Coast.

Il devint ensuite producteur. Il crée le label Shady Records, sur lequel il signa 5O Cent (qu’il co-produisit avec Dr Dre), Obie Trice, Cashis, et le groupe D-12, dont il fait partit. Ce groupe a été crée lorsqu’Eminem n’éta it encore que le « petit blanc » de la banlieue de Detroit. Constitué d’EMinem et de 5 de ses amis d’enfance, D-12 est l’abréviation de Dirty Dozen (les 12 salopards), où chaque membre possède son jumeau maléfique.

Pour Eminem, 2002 rime avec consécration. Grâce à l’album « The EMinem Show » et la sortie du film 8 Mile, il devient une star interplanétaire incontournable.

Mais la suit fut moins rose. Alors que son sixième album Encore, rencontra un franc succès, Marshall Mathers fut rattrappé par ses problèmes personnels. TOuché par une déprime, il retombe dans l’alcool et la drogue. 2005 fut pour lui une année difficile, durant laquelle Eminem s’affirme comme dépressif et incapable de remttre les pieds en studio d’enregistrement.

Durant près de 4 ans, la carrière d’Eminem est au poing mort. Il se fait oublier et s’isole. Seul fait marquant de cette période, la co-production de l’album Curtis d’EMinem avec Dr Dre.

Soigné de ses coups de déprimes et de sa toxicomanie, Slim Shady revient en 2009. Son album Relapse lui permet de faire un retour gagnant sur le devant de la scène. Même si EMinem est tombé bas dans la tourmente, il a su faire preuve d’une grande force de caractère pour opérer à un come-back parfaitement réussi. Les titres Crack A Bottle et We Made You ont déjà pris d’assaut les charts.

Discographie

1996: Infnite

1997: The Slim Shady EP

1999: The Slim Shady LP

2000: The Marshall Mathers LP

2001: Devil’s Night (avec D-12)

2002:  The Eminem Show

2002: 8 Mile Soundtrack

2004: Encore

2004: D-12 World (avec D-12)

2005: Curtain Call – The Hit (Best Of)

2008: Return of the Dozen (mixtape, avec D-12)

2009: Return of the Dozen II (mixtape, avec D-12)

2009: Relapse

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50 Cent: Réussir ou Mourir… Lui, il a réussit!

« Fifty », comme on l’appelle souvent dans l’industrie du disque, est un « as » du marketing. Il a su faire de son phrasé inégalé et si particulier une arme commerciale incontournable, lui rapportant des millions de dollars.

Tuot commence à la fin des années 1990, lorsque Curtis James Jackson III (de son vrai nom) devient père . En 1996, sa petite amie lui donne un fils. A cette époque, 50 Cent, qui a grandit dans la rue et « deale » de la drogue depuis qu’il a 14 ans, décide de changer de vie pour son fils,… pour sa petite amie,… pour lui…

Déjà repéré par Jam Master Jay, du groupe Run DMC, il signe en 1999 avec Trackmasters. Même s’il va sortir deux albums avec le label new-yorkais, c’est en 2002 que le rappeur du Queens va connaitre une ascension fulgurante.

Son avocat envoie alors une copie de son dernier album au manager d’Eminem. Ce dernier l’écoute et l’adore. C’est alors que le Slim Shady convaint Dr Dre de le produire. 5O Cent signe chez Aftermath et, en 2003, sort le légendaire album « Get Rich Or Die trying« . Cet opus, co-produit par Eminem et Dr Dre, va propulser Fifty sur le devant de la scène. Il s’écoula a plus de 12 millions d’exemplaires (6 fois disques de platines), grâce à des singles que tout le monde connait: « In Da Club », « P.I.M.P », « 21 Questions », ou encore « Wanksta ».

5O Cent va alors se servir de sa notoriété pour augmenter ses sources de revenus. Il crée le groupe « G Unit » (avec son ami de toujours Tony Yayo et Lloyds Banks & Young Buck), qu’il produit lui-même sur son propre label « G Unit Records« . Il lance également sa propre marque de vêtements streetwear: « G Unit Clothing« .

En 2006, il se sert de ses revenus publicitaires pour racheter 10% des parts de l’entreprise « Vitamine Water ». Cette entreprise fut rachetée l’année suivante par Coca-Cola, ce qui permis à 50 Cent de toucher un pactole de plus de 100 millions de dollars.

Mais au delà de ces « businesses », le rappeur d’origine New Yorkais s’est surtout rendu célèbre pour ses frasques et ses « biff » envers les autres rappeurs.

Déjà en 2000, il se fit tirer dessus à neuf reprises. La raison: des déclarations sulfureuses sur Jay-Z et d’autres rappeurs de la Côte Est dans l’un des ces premières chansons (« How To Rob »). S’il s’en sort vivant, il garde des cette épreuve de nombreuses cicatrices, dont une à la machoire et une autre sur la joue, qui lui donnent son style et sa voix si caractéristiques.

Par la suite, 5O Cent s’en est pris successivement à Jadakiss, Ja Rule, Fat Joe, Nas, Rick Ross… Depuis 2005, il est même en conflit avec The Game, pourtant signé sur le même label que lui, Aftermath (label de Dr Dre).

Lors de la sortie de son dernier album, Curtis, Fifty a réussi à faire d’un conflit avec Kanye West un argument de promotion. Après une longue bataille par presse interposée avec son « ennemi », il avait repoussé la date de sortie de son album pour qu’il sorte le même jour que celui de Kanye West, le 11 Septembre 2007. Il avait même déclarer « [arrêter] le rap si Kanye vend plus d’albums que moi… » Bien sur il n’a jamais arrêter sa carrière, même s’il s’est fait battre par son adversaire et son très bel album Graduation. Cependant, cela a permis a 50 Cent de s’attirer tous les regards l’espace de quelques semaines. Son album Curtis a d’ailleurs très bien marché, étant certifié disque de platine.

Réputé trop commercial, Fifty est aussi perçu comme quelqu’un à l’égo trop surdimmensionné, parfois même mégalomane. Cependant, son caractère orgueilleux, ainsi que son passé de gangster, font de 50 Cent un personnage hors du commun, qui a su séduire un public large et varié. En 2006, il va même sortir un film sur sa vie « Réussir ou Mourir« , qui raconte son ascension flugurante, des rues du Queens au Top 50. Il devient alors le deuxième rappeur ayant un film consacré à ses débuts, après Eminem et le célèbre 8 Mile.

Après deux ans d’absence, 50 Cent revient cet automne avec un nouvel album, prévu pour Novembre 2009.

Discographie:

1999: Power of The Dollar

2002: Guess Who’s Back

2003: Get Rich Or Die Tryin’

2005: The Massacre

2006: Get Rich Or Die Tryin’: Original Soundtrack (Bande son du film Réussir ou Mourir)

2007: Curtis

2009: Before I Self Destruct (prévu pour Novembre)

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